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etats d'ames

Samedi 12 juillet 2008
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas eu le temps d'écrire quelques bafouilles sur mon blog, pas eu ou pas pris le temps,  peut être que je n'étais tout simplement pas inspiré. En fait, je crois que je n'avais pas  l'esprit  à réfléchir a ce qui fait mon métier. Trop absorbé par ce qui est la réalité de ce métier à présent. C'est le sujet de  cet état d'âme!!!!!!
De nos jours  pour mener à bien notre mission de service public l'élément prépondérant  c'est l'argent. Avant de parler du fonds du sujet, de l'intérêt de l'information  pour le téléspectateur, la clé c'est le coût du reportage, « combien ça coûte »,  bienvenue dans le monde de l'information Low cost.

A moyen constant, A flux financier tendu , l'information du service publique régional se heurte de plus en plus a des murs infranchissables. Il est désormais quasiment impossible d'avoir un suivi de proximité des équipes de haut niveau d'une région. Les exclusivités des direct d'un côté,  les droits sur l'intégralité des championnats vendus à un  fournisseur exclusif de l'autre interdise parfois toute diffusion d'images sur les chaînes régionales  si le  détenteur a décidé  de ne pas retransmettre la rencontre.....
Quid des caméras isolés  sur un joueur lors d'un match,  quid d'une vue différente sur une action, les caméras de France 3 n'ont plus l'autorisation de tourner lors du déroulement d'une rencontre assujetti au fameux droit d'exclu,  fini même la simple diffusion de but sur la Ligue 2..Football, basket,  handball, volley, rugby sont vendus au plus offrant.

Alors me direz vous,  la force du service public c'est d'être présent à chaque instant «  De près on se comprend mieux »
Mais pour  apporter la plus value pour les téléspectateurs, il faut être présent lors des  événements  clé d'une saison: coupe d'Europe, coupe de  France, coupe de la ligue, play off, championnats de France, d'Europe ou du monde. Et pour être présent sur les avants matches afin de faire état de la forme des athlètes, leur état d'esprit à l'approche du grand rendez vous,  le nerf de la guerre c'est encore et toujours l'argent. Que de temps perdu à négocier, évaluer, compter la moindre dépense inutile pour pouvoir juste faire son métier. Les batailles sont âpres, les négociations difficiles pour la bonne cause, parfois elles fatiguent, l'importance de l'événement ne pèse souvent pas grand chose face à la réalité économique.

Alors que dire lorsque le président Sarkozy  annonce la suppression de la publicité, demande des économies à n'en plus finir, une nouvelle télé publique  quand celle qui existe peine à remplir sa mission d'utilité pour cause de batailles perdus sur le tapis vert  de la bourse sportive?
Une réponse toute personnelle: la rage de vaincre, le sport c'est l'école de la persévérance, de la gnac, cette école apprend à ne jamais baisser les bras. La saison à venir sera riche en événements sportifs de très très haut niveau, la guerre du sport ne fait que commencer, vivement la prochaine bataille..........
- Par zuddas - Recommander
Mardi 28 août 2007
Errare humanum est...
Le dicton pourrait prèter à rire s'il ne se vérifiait  affaires après affaires de dopage... Alors  il est vrai que l'on peut parler de tricheries, de tromperies sur la performance lorsqu'un athlète est "pris par la patrouille". Certains jouent et perdent sur le grand jeu de la duperie, mais que dire de l'hypocrisie générale diffusée en mondiovision.
Qui ne dit mot consent, ou plutot  qui n'est pas controlé positif décroche la timbale. Le syndrome de la grande muette se serait-il emparé de la planète  sport???
Face à l'accélération de cette course aux produits toujours plus efficaces toujours plus invisibles toujours plus dangereux, "les  innocents aux mains pleines" ferment les yeux.
Mais à qui profite le crime? A ceux qui se lancent à la chasse aux records ou à ceux qui en augmentent sans cesse le prix?
Evidemment, je ne légitimerai jamais le dopage, mais il faut tout de même analyser la cause de cette  accélération.
Tour de france, giro, vuelta, classique et pro tour côté cyclisme, soit environ 220 jours de course par an. Golden league, championnat du monde, plus les meeting à gogo sur la piste multiplient les occasions de briller, mais aussi de se blesser.
Physiquement, il se révèle de plus en plus délicat pour un sportif de haut niveau de gérer sa carrière, délicat de ne pas céder à la tentation, de ne pas  poser un premier pied dans l'engrenage infernal sous peine d'être condamné à rester dans le  ventre mou du peloton.
L'erreur est humaine vous avez dit? Le sport est devenu un spectacle,  le stade demande ses dieux, peu importe le prix. Un salaire de la peur à haute teneur explosive. Aujourd'hui, les ingrédients sont réunis pour que les drames suivent la courbe des performances.
Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort la planète sport se doit de freiner sa course sous peine d'imploser, la réaction des télés allemandes sur le tour de France en est la preuve, les spectateurs  veulent de la performance soit, mais de la performance bio avec "des bons petits gars" comme dirait roger Couderc.
"Allez les petits" battez vous, courrez , sprintez, roulez mais avec l'art et la manière sans EPO et autres produits chimiques..  Vive le record de la longévité car le sport n'est rien sans la santé!!!!!!!!!
- Par zuddas - Recommander

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