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Mercredi 17 juin 2009
Un collègue m'a dis un jour qu'une bonne  journée de reportage  c'était une  journée enrichit par une rencontre.
Parfois, en partant au travaile je me pose la question: " vais je enrichir ma journée d'une rencontre  ??"
la rencontre c'est un sourire, parfois une critique bien balancée, parfois un petit mot ou juste un petit geste.

Et parfois, la rencontre c'est un moment magique de sourire, un accueil franc, une hospitalité sans borne. En partant à Joeuf ce mercredi, je suis fatigué quelque peu bougon, mauvaise nuit, envie de rien. Prévu de faire un sujet sur un club centenaire formateur. Le premier club de Michel Platini, mes chefs m'ont demandé un direct, pas envie.
Et puis l'arrivée dans un lieu  symbolique, l'ancien café des grands parents de Mr Platini, l'accueil est génial, les patrons sont adorables, ca sent l'italie, la passion, la famille.

Le dialogue s'instaure, jeunes, anciens, habitués, clients ponctuels chacun y va de son petit mot... Les heures défilent, personne n'a envie de briser la bulle.

La journée a été définitivement  réussie, la rencontre a été magique....... Quelle belle journée ......
Par zuddas
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Samedi 12 juillet 2008
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas eu le temps d'écrire quelques bafouilles sur mon blog, pas eu ou pas pris le temps,  peut être que je n'étais tout simplement pas inspiré. En fait, je crois que je n'avais pas  l'esprit  à réfléchir a ce qui fait mon métier. Trop absorbé par ce qui est la réalité de ce métier à présent. C'est le sujet de  cet état d'âme!!!!!!
De nos jours  pour mener à bien notre mission de service public l'élément prépondérant  c'est l'argent. Avant de parler du fonds du sujet, de l'intérêt de l'information  pour le téléspectateur, la clé c'est le coût du reportage, « combien ça coûte »,  bienvenue dans le monde de l'information Low cost.

A moyen constant, A flux financier tendu , l'information du service publique régional se heurte de plus en plus a des murs infranchissables. Il est désormais quasiment impossible d'avoir un suivi de proximité des équipes de haut niveau d'une région. Les exclusivités des direct d'un côté,  les droits sur l'intégralité des championnats vendus à un  fournisseur exclusif de l'autre interdise parfois toute diffusion d'images sur les chaînes régionales  si le  détenteur a décidé  de ne pas retransmettre la rencontre.....
Quid des caméras isolés  sur un joueur lors d'un match,  quid d'une vue différente sur une action, les caméras de France 3 n'ont plus l'autorisation de tourner lors du déroulement d'une rencontre assujetti au fameux droit d'exclu,  fini même la simple diffusion de but sur la Ligue 2..Football, basket,  handball, volley, rugby sont vendus au plus offrant.

Alors me direz vous,  la force du service public c'est d'être présent à chaque instant «  De près on se comprend mieux »
Mais pour  apporter la plus value pour les téléspectateurs, il faut être présent lors des  événements  clé d'une saison: coupe d'Europe, coupe de  France, coupe de la ligue, play off, championnats de France, d'Europe ou du monde. Et pour être présent sur les avants matches afin de faire état de la forme des athlètes, leur état d'esprit à l'approche du grand rendez vous,  le nerf de la guerre c'est encore et toujours l'argent. Que de temps perdu à négocier, évaluer, compter la moindre dépense inutile pour pouvoir juste faire son métier. Les batailles sont âpres, les négociations difficiles pour la bonne cause, parfois elles fatiguent, l'importance de l'événement ne pèse souvent pas grand chose face à la réalité économique.

Alors que dire lorsque le président Sarkozy  annonce la suppression de la publicité, demande des économies à n'en plus finir, une nouvelle télé publique  quand celle qui existe peine à remplir sa mission d'utilité pour cause de batailles perdus sur le tapis vert  de la bourse sportive?
Une réponse toute personnelle: la rage de vaincre, le sport c'est l'école de la persévérance, de la gnac, cette école apprend à ne jamais baisser les bras. La saison à venir sera riche en événements sportifs de très très haut niveau, la guerre du sport ne fait que commencer, vivement la prochaine bataille..........
Par zuddas - Publié dans : etats d'ames
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Mardi 16 octobre 2007
La coupe du monde de rugby va bientôt prendre fin après être passé du désespoir au rêve puis à la désespérance .. Le rugby français va vraisemblablement rentré dans le rang…. Alors, quelles conclusions peut on tirer du déroulement de la compétition et de la couverture médiatique qui l’a suivi. En quelques mots j’aimerai faire part de mon sentiment sur la tournure qu’a pris cet évènement.. J’aime pas l’attitude de IRB qui muselle les médias pour faire monter les enchères … J’aime pas le rugby sur une chaîne privée qui essaie de récupérer les valeurs de ce magnifique sport à des fins commerciales J’aime pas la montée de l’individualisme dans un sport où le collectif, les notions de solidarités sont rois!!!! J’aime pas que l’on décrie la performance des bleus au moment où ils ont le plus de bleus à l’âme tout simplement parce que la rentabilité ne sera pas au rendez vous!!! J’aime pas les commentaires édulcorés qui ne cherchent qu’a éviter le zapping du téléspectateurs si loin si loin de la passion offerte comme un cadeau par des illustres tel Roger Couderc.. J’aime ce monde de l’Ovalie où un Haka peut devenir un symbole de l’engagement sportif de tout un monde!!!! J’aime la beauté de l’engagement de 30 guerriers dont l’affrontement ne trouve pas de développement dans les tribunes. J’aime la beauté de l’engouement de ces milliers d’amoureux de la fête dont l’unique objectif reste de chanter plus fort que la chorale adverse. La coupe du monde va s’achevée mais le rugby en sort il grandit?? En entrant dans la mondialisation n’a-t-il pas creusé la tombe des valeurs qui en fait encore un sport complexe mais si beau??? La question est posée la réponse à quatre petites années pour obtenir une réponse…………………….
Par zuddas - Publié dans : visions
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Jeudi 30 août 2007
Finies les vacances..... l'heure de la rentrée a sonné, et avec elle le plein d'émotions mais aussi de stress. Vais je, toujours être à la hauteur, serais je encore capable d'écrire un sujet?
Quand sonne l'heure, tel un écolier me reviennent les vieilles angoisses. La  peur de la page blanche, de la panne d'inspiration de celle qui  appelle à la facilité de langage, aux jeux de mots éculés tout droit sortis des placards. 
Apres quelques semaines de vacances, une remise en question est indispensable: surtout ne pas tomber dans la routine sous peine  d'être renvoyé au fond de la classe.
Bien sûr le hand, le foot ou encore le basket  n'ont pas changé radicalement. Evidement les principales équipes ont modifié quelque peu leur effectifs,mais un sujet présentation c'est un sujet présentation me direz vous!!!!
Pour une rentrée réussie, un  journaliste  en culotte courte se doit de sortir l'ardoise  géante de la réflexion pour élaborer de nouveaux angles d'approches, de nouveaux modes de traitement  de l'information sportive.
A ce moment  le stress laisse place à l'excitation, au plaisir de se lancer à  nouveau dans la course à l'information. Le début d'une nouvelle saison riche en événements sportifs bien sur mais surtout  en rencontres, car la beauté de ce métier n'est pas de se montrer dans le petit écran, non, sa richesse est ailleurs.... Un de mes collègues m'a dit un jour : " une journée réussie c'est une journée marquée par une rencontre", j'ai fait mienne cette maxime et depuis chaque rentrée, chaque nouvelle année est une source de joie.
J'aime sentir  ce moment où foisonnent les idées de reportage , où murissent les projets d'émission, où l'heure est au  changement.
Alors n'en déplaise à certains ....oui j'aime quand sonne l'heure!!!!!!!!
Par zuddas - Publié dans : passions
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Mardi 28 août 2007
Errare humanum est...
Le dicton pourrait prèter à rire s'il ne se vérifiait  affaires après affaires de dopage... Alors  il est vrai que l'on peut parler de tricheries, de tromperies sur la performance lorsqu'un athlète est "pris par la patrouille". Certains jouent et perdent sur le grand jeu de la duperie, mais que dire de l'hypocrisie générale diffusée en mondiovision.
Qui ne dit mot consent, ou plutot  qui n'est pas controlé positif décroche la timbale. Le syndrome de la grande muette se serait-il emparé de la planète  sport???
Face à l'accélération de cette course aux produits toujours plus efficaces toujours plus invisibles toujours plus dangereux, "les  innocents aux mains pleines" ferment les yeux.
Mais à qui profite le crime? A ceux qui se lancent à la chasse aux records ou à ceux qui en augmentent sans cesse le prix?
Evidemment, je ne légitimerai jamais le dopage, mais il faut tout de même analyser la cause de cette  accélération.
Tour de france, giro, vuelta, classique et pro tour côté cyclisme, soit environ 220 jours de course par an. Golden league, championnat du monde, plus les meeting à gogo sur la piste multiplient les occasions de briller, mais aussi de se blesser.
Physiquement, il se révèle de plus en plus délicat pour un sportif de haut niveau de gérer sa carrière, délicat de ne pas céder à la tentation, de ne pas  poser un premier pied dans l'engrenage infernal sous peine d'être condamné à rester dans le  ventre mou du peloton.
L'erreur est humaine vous avez dit? Le sport est devenu un spectacle,  le stade demande ses dieux, peu importe le prix. Un salaire de la peur à haute teneur explosive. Aujourd'hui, les ingrédients sont réunis pour que les drames suivent la courbe des performances.
Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort la planète sport se doit de freiner sa course sous peine d'imploser, la réaction des télés allemandes sur le tour de France en est la preuve, les spectateurs  veulent de la performance soit, mais de la performance bio avec "des bons petits gars" comme dirait roger Couderc.
"Allez les petits" battez vous, courrez , sprintez, roulez mais avec l'art et la manière sans EPO et autres produits chimiques..  Vive le record de la longévité car le sport n'est rien sans la santé!!!!!!!!!
Par zuddas - Publié dans : etats d'ames
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Jeudi 19 juillet 2007

Rien n'est plus aisé que de regarder le monde se dévoiler sur le grand écran multicolore.....
Aujourd'hui, force est de constater que la télévision est devenue un objet de consommation  banal. Plus mystérieuse pour le  télespectateur reste  la conception d'un programme télévisuel. Le coté pile  conserve une part  de mystère, voire de magie.
Pour ma part, j'aime les coulisses de ce que je considère comme un exploit  quotidien: les coulisses du journal télévisé.
Pourquoi un exploit quotidien??? car, sa réalisation mobilise l'énergie de dizaines de personnes.
A commencer par les reportages qui en composent le fond. Pas moins de quatre personnes vont participer à la fabrication d'un sujet d'une  minute trente à deux minutes. Au commencement,  une équipe de tournage c'est à dire deux journalistes , le journaliste reporteur d'images ( JRI) et le journaliste rédacteur.
Le rôle du JRI selon certains se limite à tourner les images du sujet. Pour ma part , je pense que son rôle est d'écrire le sujet avec une caméra en lieu et place du stylo...Un bon JRI  sait écrire avec peu d'images mais avec les images justes, trop d'images noient le sujet dans l'abondance  et font perdre du temps au montage.
Le rôle du rédacteur n'est pas de tenir la vedette  comme il tient son micro; son rôle majeur est de servir de lien lors de toutes les étapes de fabrication. A lui également revient la charge de  réaliser les itws, d'écrire le commentaire ( il est la voix OFF). Apres environ une heure trente à deux heures passées sur le terrain  pour mettre en boîte les quinze minutes de rush ( matière première)  vient l'étape suivante : le montage.
Le montage c'est le temps du choix, du tri: les rush vont être triturés, décortiqués ; en bref, dérushés par le monteur. A lui revient la lourde tache d'être le premier télespectateur acteur du sujet. A lui  de faire coincider les images ( l'histoire écrite à la pointe de l'image par le JRI) avec le commentaire du rédacteur écrit à la pointe de la plume ( aujourd'hui on parle d'un rédacteur  qui a de la plume lorsqu'il possède un style reconnaissable qui le différencie des autres).
Lors du montage vont être choisies avec soin les premières images du sujet  ( l'accroche toujours très importante) mais aussi les  sons qui viendront éclairer le propos du journaliste. Une étape fondamentale, le montage où tout se gagne et tout peut se perdre en matière de service  informatif express. Express enfin... pas tant que ça car pour monter une minute trente ,comptez une heure trente ( eh oui !le temps est compté dans la jungle journalistique).
Mais bon,  tout vient à point et c'est le temps du mixage, le rédacteur s'en va poser sa voix sur les images, une seule prise et c'est la délivrance, un problème et hop pas de soucis le mixeur n'hésite jamais à remettre cent fois le journaliste sur sa table, qualité oblige ..le sujet se doit d'etre compréhensible en un seul visionnage par le télespectateur.
Il va aussi mixer les ambiances,  en faire ressortir certaines, en  baisser d'autres  afin que le son participe au sens du sujet et aide à sa compréhension.
Une fois achevé, le sujet est validé par le rédacteur en chef, il est PAD ( prêt à diffuser). Mais le travail n'est pas fini pour autant,. Reste  à noter les synthés ( lieu du tournage, nom des intervenants, équipe de reportage, durée, mots de fins). Pourquoi faire?  Et bien la scripte du journal va les utiliser lors de la diffusion à l'antenne pour situer le contexte géographique du reportage mais aussi pour permettre de situer l'implication de l'intervenant , notamment grace à sa fonction notée dans le synthé. Elle est le chef d'orchestre du journal , calcule en temps réel le temps de plateau (ce que dit le présentateur) et le temps qui lui reste avant la fin de l'édition.
Un présentateur que le rédacteur sera allé voir dans le but de lui fournir quelques éclairages et quelques informations sur l'angle du sujet pour qu'il soit lancé ( présenté aux télespectateurs) de façon à ce que l'on ait envie de le regarder.
Le présentateur, un journaliste en pleine lumière pendant que, dans l'ombre, s'agitent des techniciens essentiels à l'allumage de l'écran: opérateur de prise de vue qui gère la mise en image du JT, éclairagiste, vidéo qui font partir à temps les sujets ou encore choisit les bons plans; le travail ne manque pas pour rendre ce tour de magie une réalité du quotidien.....


Par zuddas - Publié dans : point de vue
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Mardi 17 juillet 2007

La réalisation d'un rêve pour certains  cela n'a pas de prix pour d'autres cela n'a pas d'age.... Mon rêve finalement, j'ai commencé à en faire une réalité  passée la trentaine...
Trente années durant lesquelles, j'ai  appris grace à ma passion pour la télévision et pour le sport oui je sais toujours le sport à regarder, écouter  et à aimer la belle image...
Mon maître à penser en la matière, je dois l'avouer  fut un champion dans l'art du commentaire sportif, le maillot jaune incontesté du verbe sportif, du direct et de la bonne info. Qui m'a donné l'envie et l'amour du journalsime sportif ??? Monsieur Roger Couderc.
Ecouter roger couderc commenter du catch un vendredi soir sur antenne 2, comme cela se faisait  il y à une vingtaine d'années, a marqué ma jeunesse, et éveiller ma passion pour ce métier... Dès ce moment l'envie de faire partager  cette passion avec autant d'engouement ne pouvait que me ravir. Depuis cette période ce rêve ne m'a pas quitté.
Pour le réaliser, il aura fallu surmonter  des obstacles, mais ne dit on pas à coeur vaillant rien d'impossible ( certains ne jurent que par le rêve américain, le pays où l'on donne sa chance aux "ambitieux", pourquoi aller si loin alors que le  rêve hexagonal existe si on veut bien croire en soi).
Je n'ai pas fait d'école de journalisme,  j'ai suivi le cursus de l'école de la Rue. Pour mettre un pied dans le métier, j'ai harcelé un rédacteur en chef  pendant près de trois mois, harcelé est le terme adéquat; ayant appris que france bleu Picardie  cherchait  des pigistes sports, j'ai appelé , appelé , appelé le chef afin d'obtenir un rendez vous, il a cédé à mon obstination, lors de l'entretien, une seule question: Pourquoi???
A cette question, une seule réponse possible, par amour , amour du sport tout simplement, et face à cet argument la seule objection possible  fut vite balayée : Oui je ne connaissais pas ce métier techniquement, mais oui je connaissais mieux que quiconque  la vie d'un sportif car je l'ai vécu moi même ( ça c'est une autre histoire à retracer dans un autre article). Le rédacteur en chef m'a donc donné  dix jours pour montrer ma motivation, ça à été mon premier tour de roue dans cette course à l'info. Mais apprendre à rouler  bien droit dans cette ligne de conduite, dans cette exigence qu'est l'actualité n'est pas choses aisée.
Avant de rouler bien droit, j'ai subi maints coups de pompes  bien plac afin de me remettre en selle. La loi de l'école de la rue c'est l'apprentissage grandeur nature. A France Bleu, le reportage une fois réalisé est aussitot diffusé, gare à l'erreur  de conduite, si elle n'est pas fatale elle est sujette à debriefing, à critiques pour une correction immédiate, nerfs fragiles s'abstenir : poser sa voix, apprendre à écrire un lancement, un PAD (prêt a diffuser) ou monter une itw sont autant de techniques à assimiler vitesse grand V. pour gravir les échelons.
L'évolution se fait sur le même tempo, très vite du direct, rapidement  du commentaire de match, à la radio l'évaluation des compétences est  continuelle. En contrepartie, les sensations et les émotions sont au rendez vous.
Plus vite toujours plus vite, et, comme on dit, l'appétit vient en mangeant et ma faim de découverte des médias  n'a cessé de croitre au fure et à mesure de mes premiers tours de roues. C'est pourquoi au bout d'un an et demi, j'ai décidé de reprendre la tactqiue du harcèlement d'un autre leader médiatique pour changer de support.
Une tactique efficace, puisqu'elle m'a permis de passer de France Bleu à France 3. Un nouvel apprentissage, ou plutot un nouveau coup de pédale, pour me rapprocher un peu plus de mon rêve : approcher l'art du micro de Monsieur Couderc.
Après avoir parcouru neuf circuits régionaux, j'ai posé mes valises en lorraine pour préparer la prochaine étape.....

                                                                                                                                                                l'histoire  est en cours....


Par zuddas - Publié dans : passions
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Mardi 10 juillet 2007
Se confronter au reflet du miroir n'est jamais chose aisée; mais je l'ai dit en préambule, dans ce blog,  je tiens à  réfléchir, à échanger sur la vision qu'ont les personnes averties ou non sur mon métier. 
Plus que de grandes leçons journalistiques, ici , je préfère lancer des  grandes lignes de discussion avec les visiteurs occasionnels ou fidèles sur le monde des médias. Car,il ne faut pas se tromper, même si je revendique la passion du sport et ma  spécialisation dans l'information sportive, il n'en reste pas moins que l'on est et que l'on demeure journaliste avant tout.
Comme je viens de le dire, le traitement  de l'info sportive est et reste une spécialisation, en aucun cas elle ne se différencie des autres actualités ( culturelle - politique - judiciaire- ou générale), tout est question de vocabulaire, de rythme de paroles et bien sûr de contacts.
Alors qu'est ce qu'un journaliste???? vaste débat,  grande question  certains vs diront que c'est un membre  " du quatrième pouvoir" dont le signe de ralliement est la possesion d'une carte de presse, les autres préféreront parler de source d'information afin d'éveiller à la réflexion les masses pensantes, d'autres voient ce métier comme le fil ténu entre information et communication.....
Pour ma part , je ne ferai que citer un ancien; selon  Albert Londres le rôle du journaliste c'est : ".. de porter la plume dans la plaie..." A mon sens, ces sept mots résument  à eux seuls  tout le métier  de journaliste.

Pourquoi??? 

"...Pour porter la plume..." , il faut avoir une qualité essentielle dans ce métier: la curiosité. Non pas une curiosité malsaine, mais bien de celles qui vous poussent à vérifier les sources et  traiter l'information afin de poser une question, de poser une problématique dans un sujet, un article, un son.
Une curiosité  intellectuelle qui amène bien sûr dans un second temps à l'analyse de l'événement  pour dégager  non des réponses car la vérité n'est jamais unique loin de là mais bien de faire ressortir  autant que faire ce peu quelques clés de compréhension.

"...Porter la plume dans la plaie..."
La plume n'est rien sans la raison, dans le journalisme comme dans beaucoup d'autres métiers d'ailleurs, il faut savoir raison garder. Chercher à faire mal pour faire mal est une vaine recherche,  mieux vaut laisser cela aux paparazzi. Le journaliste devrait s'évertuer à chercher un angle d'approche particulier, même dans le sport , il devrait  réfléchir, se poser des questions, pas forcément  un problème existenciel, mais une problématique interessante qui amène un éclairage nouveau sur le sujet.

Dans ces quelques lignes, ces quelques réflexions,  j'ai dévoilé ma vision du journalisme un métier qui me passionne jour après jour. Puissent vos commentaires en dévoiler d'autres reflets.

Par zuddas - Publié dans : point de vue
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Lundi 9 juillet 2007
    Serge Gainsbourg lorsqu'il parlait de la chanson faisait référence à un art mineur. Si je ne suis pas en mesure de rentrer dans un tel débat s'agissant d'art avec un grand A. Je  pense que la société française terre  de très grands penseurs considèrent le sport  comme un art mineur. On connaît la chanson du : " ...sportifs deux cerveaux un muscle...".
Pourquoi une approche si négative du sport en France?Pourquoi cette société si prompte à se fédérer autour de ses équipes lorsqu'elles évoluent au firmanent ne vibre qu'à de trop rares  instants pour ses champions???
    Depuis que je suis le sport, que je le pratique moi-,même, je constate que, sauf disciplines majeures au fort budget, devenues  des sports spectacles qui s'autofinancent ( foot - basket- tennis ), la montée en puissance des grands  champions français est trop souvent le fait du hasard et non la résultente d'une politique de détection, d'entraînement, une montée en puissance  gérée,  favorisée. La France cultive l'esprit sain et  met souvent sur la touche le corps sain.
L'histoire donnerait elle  raison à cette condamnation sans appel ?? Non, trois fois non, en y regardant de plus près on voit bien  la marque ou plutôt les marques du sport dans l'histoire de la civilisation française.
    Les chevaliers organisaient des joutes afin de conserver intactes leur forces de frappe. Même et surtout en période de paix, ces tournois devaient leur permette de répondre au service d'ost de leur seigneur.
    Les  matchs entre villages  pour une supprematie territoriale permettaient  aux hommes de montrer leur force évidemment mais servaient aussi à créer une cohésion au sein d'ilots  de peuplement par trop isolés.
    Le jeu de paume a servi  de lieu d'échange d'idées ( cf le serment du jeu de paumes )  autant que de lieu d'entretien de la forme physique. Les exemples sont nombreux de cette imbrication entre le fait sportif et le fait sociétal français, nul ne peut le nier.
Alors pourquoi au fur et à mesure de l'évolution de la société française, le sport est il encore et toujous mis sur le banc?
  Peut-être une vision trop intellectuelle de ce que nous considérons comme la réussite  noie dans l'oeuf bien des  vocations, sûrement aussi que  la prise de risque qu'est l'investissement sur  un sportif sans gage de réussite calme bien des ardeurs et  fragilise le monde sportif français. Enfin, il va sans dire que le fait de faire porter la bonne santé du sport sur le seul tissu associatif et son corollaire le bénévolat ne peut à terme dans une société de plus en plus  financièrment correcte que développer une société sportive à deux vitesses.
    Pourtant, le sport a été mis au coeur du processus de lutte contre l'obésité infantile. Utile mais pas indispensable, nécessaire mais jamais incontournable, le sport est pour le moment condamné à jouer pianissimo dans la société française??? le Vingt et unième siècle sera t-il sportif ou ne sera  pas????
Le débat vaut le coup d'être posé!!!!!
Par zuddas - Publié dans : point de vue
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